Bouddhisme au Vietnam (suite)

Le grand véhicule (Mahayana) est arrivé, au pays du dragon, avec des moines et des pèlerins chinois. Son encrage, dans la population, est signalé dès le IIe siècle de notre ère. Tout au long de son parcours (Inde, Tibet, Népal et Chine). Ce bouddhisme s'est enrichi de nombreux Bouddhas, Bodhisattvas et divinités secondaires. Les Vietnamiens les appellent « Bouddhas anciens » et leur vouent un culte assidu dans de nombreuses pagodes. Elles sont facilement reconnaissables car, à l'entrée, il y a souvent une grande statue de Quan Thế Âm Bồ Tát, la déesse de la miséricorde, plus connue sous le nom de Bouddha femme.

Lieu de pratique vietnamien : les pagodes

Comme on vient de le voir, les bouddhistes vietnamiens pratiquent leur culte dans des pagodes, elles sont entretenues par des bonzes, en robes de couleur safran. Ce que l'on nomme temple est un sanctuaire dédié à des esprits tutélaires ou à des héros sanctifiés. 

Ces lieux sont tenus par des employés de la ville, tel que le veut la tradition confucianiste. On y retrouve, dans le quartier chinois, les divinités du panthéon chinois (Roi du ciel, Dame céleste…etc.), des génies et esprits protecteurs, comme le Général rouge ou Ho Chi Minh, lui-même…

Bouddhisme Vietnamien et Kung Fu

Une vieille tradition veut que certains moines s'exercent encore au Kung Fu afin de mieux canaliser leurs énergies et fortifier leur corps. Je n'ai pas eu l'occasion d'en voir. Toutefois, de nombreuses pagodes abritent des clubs d'art martiaux. 

Ces centres d'entraînement sont ouverts aux enfants qui désirent pratiquer. Ces clubs sont très appréciés des jeunes vietnamiens car, dans leurs rangs, sont recrutés les adolescents qui font vivre le dragon. Chaque année, au moment du têt national, les clubs d'arts martiaux s'affrontent dans des joutes d'adresse et d'équilibre. Les meilleurs pratiquants entrent dans la peau du dragon et animent son corps, pour la plus grande joie des spectateurs.